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Août - 2026  




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Angles sur l'Anglin

Le Festival du Livre d'Angles-sur-l'Anglin revient pour sa 35e édition du 14 au 16 août 2026.
La foire aux livres rassemblera de nouveau libraires anciens, bouquinistes, éditeurs, auteurs et artisans du livre dans le cadre enchanteur de la ville haute. Dédicaces, démonstrations de métiers du livre, contes, lectures musicales, spectacles et concerts animeront les trois jours du festival. L'entrée est gratuite et ouverte à tous.

Portrait

L'intérieur de la Maison d'édition Honoré Champion   Le petit cheval de la Maison Honoré Champion

Éditions Honoré Champion

Le petit cheval de la grande érudition.
Quand on rentre dans cette boutique de la rue Corneille à l’ombre du Théâtre de l’Odéon à Paris, on y rentre respectueusement car on sait que l’on va pénétrer dans une institution, un sanctuaire de l’érudition française qui depuis plus de 150 ans fait rayonner dans le monde entier la culture française. Et même si la maison Champion a quitté le quai Malaquais qui a vu se développer son histoire, elle apparait dans son nouvel écrin comme une librairie à «taille humaine», à l’ambiance délicate voire même ouatée. L’éclairage au-dessus de chaque table donne l’impression des grandes salles de bibliothèques en diffusant une lumière adoucie de jaune qui est en parfait accord avec la couleur dominante des couvertures des livres exposés. Cette ambiance immerge immédiatement le lecteur dans l’univers qui lui est présenté. Et quel univers !
Forte de son catalogue de 10000 livres et de son tirage d’environ 150 livres par an, les éditions Champion couvrent le champ énorme des sciences humaines au travers de multiples collections qui finissent par constituer une somme de connaissances érudites inédite. Car la volonté initiale de leur fondateur, de ne publier que des ouvrages de référence et de haute qualité intellectuelle perdure aujourd’hui, tant dans la publication d’ouvrages universitaires que celle des recueils issus des sociétés savantes. Même si certains titres apparaissent particulièrement abscons ou ne traitant que d’un aspect bien réduit d’un évènement ou d’un phénomène pour le visiteur de passage, les grandes signatures d’auteurs reconnus par leurs pairs (et donc souvent ignorés du grand public) valident toute la démarche de cette maison d’édition connue et reconnue et portent haut la qualité de l’érudition française.

Librairie Honoré Champion    3, rue Corneille 75006 Paris - 01 46 34 02 29    www.honorechampion.com





Les auteurs du Livre de Poche Collector

Paul Vialar

Paul Vialar Poches Collector

Orphelin de bonne heure, engagé volontaire lors de La Grande Guerre, puis homme de théâtre, précurseur des émissions de télévision, multiples fonctions de représentation des auteurs et des gens de lettres, il trouva encore le temps d’écrire et d’écrire beaucoup. Pour beaucoup d’entre-nous c’est l’homme des récits de chasse, mais Vialar ce n’est pas que cela. Il écrivit de multiples ouvrages traitant tous les sujets. Souvent des nouvelles qu’il regroupait pour en faire des livres plus conséquents ou au contraire des ouvrages impressionnants qui se devaient d’être redécoupés pour former un cycle. Vialar fut meurtri, comme nombre de ses compatriotes, par la guerre et sa vision du monde en a été bouleversée mais il a toujours tenté de conserver cette part d’optimisme lui faisant espérer un monde meilleur. Ses romans sont connus car bon nombre furent adaptés rapidement au cinéma, Vialar travaillant très souvent à leur adaptation. A la croisée de tous les romanciers de son temps, on retrouve chez lui du Duhamel, du Genevoix, du Bazin, du Benoît, du Romain Rolland et tous les autres. Mais plus que d’avoir écrit des romans, Vialar a d’abord conté des histoires.

Vialar au Livre de Poche Collector : La grande meute 266, La rose de la mer 1106




A ne pas oublier


Albertine Sarrazin


Albertine Sarrazin

Albertine Sarrazin est née le 17 septembre 1937.
Abandonnée à la naissance, adoptée, reniée, elle fut la première femme à raconter sa vie de prostituée, de délinquante et son expérience en prison pour femmes, elle meurt à 29 ans à la suite d’erreurs médicales. Elle a passé huit à dix années en prison. « Cavaleuse miraculée par l’écriture », elle est notamment connue pour avoir écrit les romans «L'Astragale » et « La Cavale » publiés par Jean-Jacques Pauvert.
Entretien entre Albertine Sarrazin et Jean-Pierre Elkabbach (1967). Extrait.
Comment écriviez-vous ? Très vite. J’écrivais sur des cahiers d’écolier, très petit, très serré pour gagner de la place. C’étaient des bouts de papier que je passais à mon avocat dans des lettres pour qu’il les garde en sûreté jusqu’à ma sortie.
Une des grandes aventures de votre vie, ça a été votre mariage ? Je suis mariée depuis le 7 février 1959 exactement ; le mariage a duré neuf minutes. J’ai été extraite dans une voiture de police et j’ai fait l’aller-retour à la mairie, les témoins, c’était pour la plupart des avocats…
Et vous avez tout de suite après retrouvé votre cellule ? Ah oui, le matin même. J’ai été extraite à 9 heures et à 10 heures, tout était consommé. (Rires). Tout sauf le mariage.
Vous avez eu l’occasion de voir votre mari pendant ces années de prison ? Au parloir… La vie commune, la vie conjugale comme on dit, nous ne la vivons que depuis quatorze mois, mais nous nous connaissons depuis huit ans, ça fait peu.
Votre mari lui-même avait-il connu la prison ? Mon mari a fait… au moins deux fois autant de prison que moi.
Vous ne regrettez rien ? Absolument rien.
En quoi croyez-vous ? Je crois au pouvoir de la volonté, de l’enthousiasme. Je ne dis pas de l’optimisme béat, ce n’est pas ça, mais il faut continuer à espérer, espérer férocement, au-delà de tout.
Vous en voulez à quelqu’un aujourd’hui ? Non. Non non… À personne… Absolument personne.
Lorsque vous regardez vos deux livres dans les vitrines des libraires, est-ce que vous avez un sentiment de victoire ? Ah oui, de victoire (Rires.) et de vengeance… enfin… je ne veux me venger de personne de façon méchante, mais c’est un peu, vous savez, c’est un peu… c’est un sentiment… je peux dire, puéril. Nanana ! Nanana ! C’est un peu ça. J’ai gagné, je les ai eus… (Rires).

Elle mourut quelques semaines plus tard.

Les livres d’Albertine Sarrazin font partie aujourd’hui des «best-sellers » en livre d’occasion. Elle a un vrai public.

Pour compléter :

Albertine Sarrazin Lettres de la vie littéraire
Lettres de la vie littéraire (1965-1967)
Cette correspondance donne le tempo d'un fulgurant destin littéraire : celui d'Albertine Sarrazin (1937-1967), une inconnue de vingt-huit ans que son talent d'écrivain projette sous les feux de la célébrité après huit années passées derrière les barreaux.
En 1965, Jean-Jacques Pauvert publie simultanément L'Astragale et La Cavale, écrits en prison, Un succès immédiat populaire et international. Albertine Sarrazin aura le temps d'écrire un troisième roman, La Traversière, avant sa mort brutale, l'été 1967, sur une table d'opération. Dans ces " lettres de la vie littéraire ", Albertine s'adresse à ses rares proches : son mari adoré, sa mère de cœur, et les éditeurs du clan Pauvert, sa nouvelle famille.
Elle leur fait part, au quotidien, des petits et grands événements de sa vie intime et publique - glorieux retour de la " voleuse " à Paris, rencontres, voyages, angoisses face à l'enjeu du prochain livre. Dans un style éblouissant de vitalité, elle exprime les enthousiasmes et les doutes suscités par le tourbillon de son entrée fracassante en littérature. Sans jamais être dupe : " Je refuse tout ce qui risquerait de me remettre dans des prisons plus subtiles...
" Témoignage précieux du parcours d'un auteur devenu phénomène médiatique des années 60, ce choix de lettres, paru initialement en 1974, retrace avec une bouleversante sincérité la trajectoire lumineuse et tragique d'un astre trop vite éteint.

Source : https://booknode.com/auteur/albertine-sarrazin/livres



Actualité

Soutien aux libraires et bouquinistes de Gironde

Librairie L'Avenir du Passé

Illustration présente sur le site de la librairie. Une petite fille lit un grand livre dans un paysage ressemblant aux Landes de Gascogne.


L'Avenir du Passé
Franck Morant est un bouquiniste qui réside à Saint-Médard en Jalles. Même s'il n'a pas été confronté aux flammes, il a été, comme beaucoup d'autres, évacué et sa saison estivale de déballages et de manifestations dans le Bordelais est compromise.
Il est présent sur livre-rare-book et propose de très nombreux ouvrages sur la région, mais pas que. Consultez sa page et soutenez-le.
L'Avenir du Passé

Mais soutien également à tous les professionnels de la région qui peu ou prou sont et seront impactés par cette catastrophe.


Gibert : Suite et fin temporaire

Comme il fallait s'y attendre, après les annonces de redressement judiciaire, voici venues celles des plans sociaux.
Plus que les arguments énoncés (chute du lectorat, charges trop importantes, concurrence effrénée d'Internet, etc.) c'est en fait les erreurs stratégiques de la direction qu'il faudrait mettre en cause. Gibert a été victime comme la grenouille de la fable de son ambition. Il ne suffit pas d'ouvrir plus (trop) de magasins, d'élargir son offre et donc son stock pour couvrir tous les segments du marché et d'être présent sur le web sans en maîtriser réellement les techniques, pour vendre. Qui trop embrasse, mal étreint !
Que Gibert se recentre sur la vente de livres d'occasion est une bonne chose car elle sait parfaitement le faire, qu'elle se concentre sur l'accueil de ses clients en leur offrant une communication modernisée sera en plus qui ne pourra que satisfaire un large public captif.


Un peu d'histoire


Caractères d'imprimerie

Les livres ne manquent pas de caractères.

Qu’est-ce que lire ? C’est, selon l’Académie, reconnaître en parcourant des yeux, les signes graphiques qui transcrivent une langue, les sons auxquels ils correspondent ou les combinaisons qu’ils forment, de manière à en saisir leur sens. Donc lire, c’est, avant tout, regarder.
Depuis les débuts de l’imprimerie, les professionnels du livre recherchent les caractères qui favorisent la meilleure lecture et cette recherche se poursuit encore aujourd’hui avec les centaines de milliers de polices de caractère stockées sur nos ordinateurs. On peut tout écrire sous n’importe quelle forme, même avec des caractères spéciaux qui apparaissent, sans cesse, dans notre quotidien. Du moins, le croit-on ! Ainsi, l’un des caractères les plus modernes qui soit, j’ai nommé l’arobase, est-il un signe que l’on retrouve dans l’écriture onciale au Haut Moyen-Age comme une ligature pour écrire le mot latin "ad" qui signifie « près de ». On le retrouve employé, mais avec un autre sens, très fréquemment en Espagne et en Italie, à la Renaissance.
Le fameux hashtag (#) aujourd’hui utilisé par X et Instagram, signifiait au début de l’informatique : « numéro » alors que son sens premier était bien entendu le dièse. Notons à ce propos qu’il n’existe pas de bémol sur nos claviers.
D’ailleurs, tous ces caractères spéciaux présents en contrebas des touches principales portent un nom, ce sont des obèles. L’obèle primitif, inventé par Aristophane de Byzance, à Alexandrie, aux alentours du IIIème siècle avant J-C, correspond aujourd’hui à notre signe de la division (un tiret encadré par deux points). Ce signe fut remplacé par des petites croix simples ou doubles représentant des dagues (c’est le caractère que nous utilisons afin de spécifier qu’une personne est décédée). À l’époque, il s’agissait de notifier certains passages douteux dans les poèmes, en particulier, ceux d’Homère. Cet usage se perpétue, aujourd’hui, par l’utilisation des crochets encadrant une citation.
Afin de commencer un dialogue, nous utilisons tous le tiret, ce qui est une erreur, puisque ce signe entraîne normalement une énumération. Il faut donc employer le double cadratin qui est un tiret moins épais mais surtout beaucoup plus long. Regardez au cours de votre prochaine lecture un dialogue, vous serez surpris !
L’on pourrait presque ainsi raconter l’histoire de chaque caractère et de son usage en typographie.
Une petite anecdote littéraire pour vous souvenir de ce nom : obèle.
Ne vous êtes-vous jamais posé la question de savoir pourquoi Astérix et Obélix portaient ces noms et non un patronyme construit sur un jeu de mots comme Abraracourcix ou Agécanonix ? Tout simplement, parce que le grand-père de René Goscinny était imprimeur et que son petit-fils a tenu à lui rendre hommage. Notons que l’astérisque est un obèle !

Amoureux des livres, lecteurs invétérés, découvrez le monde de la typographie et apprenez pourquoi on trouve parfois des « coquilles » dans un livre et d’où vient l’expression : « Il n’y a pas de lézard ! ». Il n’y a en effet aucune raison de trouver ce petit saurien en train de faire la sieste entre deux pages. Cependant, les hasards de la composition et de la justification d’un texte amènent à laisser des espaces plus ou moins grands entre les mots. Ces espaces se reproduisent à chaque ligne. Ils pourraient au fil d’un paragraphe représenter un petit chemin sinueux ou serpentant qui gênerait la lecture, c’est ce que l’on appelle un lézard. Un bon moyen de les découvrir est de prendre une page à l’envers du sens de lecture, ils apparaissent plus facilement, nos yeux n’essayant pas de lire !

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