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Avec le printemps de nombreuses activités réapparaissent et nous laissent moins de temps. Nous republions donc certains articles parus dans les premières éditions
pour tous ceux qui n'avaient pas eu l'occasion de les lire.
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Juin 2026
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Paris-Brassens (75) Salon du Livre de Cuisine ancien et moderne 13 - 14 juin 2026
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La cuisine comme toutes les activités humaines évolue avec le temps. De nouveaux ingrédients apparaissent, les méthodes changent, les modes aussi, le temps qu’on y consacre également. On ne mange plus aujourd’hui comme Taillevent, Vatel, Carême ou Escoffier. Même Pellaprat, pourtant plus proche de nous, est abandonné et les Grands Chefs de notre époque survivent à condition de se renouveler sans cesse.
Et depuis que l’on écrit des recettes de cuisine et sur l’art de la gastronomie, les éditeurs en éditent les ouvrages. Sur la grande cuisine mais aussi la plus banale, nationale ou étrangère, pour tous les budgets, toutes les occasions, sous toutes ses formes : en grands et beaux livres, en livres de recettes pour la ménagère, en revues et bien sûr maintenant sur Internet. N’oublions que notre Ginette Mathiot détient le record d’exemplaires avec la Cuisine pour tous au Livre de Poche comme auteur la plus publiée de son vivant.
Dans un pays comme le nôtre où la gastronomie est devenue une référence, une exception culturelle, elle ne pouvait que susciter l’intérêt des éditeurs, autre exception culturelle revendiquée. Dans la moindre masure, là où la culture a généralement du mal à entrer, on trouvera quand même, maculé de taches de graisse qui en révèlent son emploi, un livre de cuisine, récent ou plus ancien, avec ses feuilles volantes décrivant quelques recettes complémentaires provenant d’une grand-mère, d’une voisine ou plus simplement entendue au hasard d’une émission de télévision car la cuisine est un héritage, un bien commun, une communion.
Quatrième édition d’un salon qui a le vent en poupe. François-Régis Gaudry, célèbre journaliste gastronomique, en est le parrain depuis la première édition. Guillaume Gomez, ancien cuisinier de l’Elysée et actuel ambassadeur des Toques blanches pour l’Europe, en est le président d'honneur.
La particularité de ce salon est la présence d’un stand de livres anciens de cuisine qui côtoie les stands de livres modernes. La recette fonctionne !
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Le meilleur bouquiniste de Blois, certainement de la région, et peut-être même au-delà !
Dès ses 13 ans, lorsqu’il fait grincer le parquet de la bibliothèque du château de Blois (Loir-et-Cher), Lionel Leroux est déjà fasciné et admiratif de tous ces livres. Aujourd’hui, il continue d’être émerveillé par ses ouvrages qu’il répare, qu’il range et bichonne pour ensuite leur trouver un nouveau propriétaire. « J’ai la sensation de transmettre un savoir à travers ces différentes perles que je détiens. Ces livres ont tous une histoire », affirme le bouquiniste de la rue Saint-Lubin.
C’est en avril 1996, par hasard, que commence pour lui l’aventure avec les livres. « De 1993 à 1995, j’étais en mission humanitaire en Bosnie, puis en Azerbaïdjan. À mon retour, un ami m’a appelé et m’a proposé de travailler au milieu des livres au sein de la boutique éphémère de 3000 m2 : "Monsieur 100 000 livres", à Orléans», rembobine-t-il.
Passionné de livres « par hasard » Alors que cette expérience devait durer une semaine, l’aventure s’est transformée en passion qui dure depuis déjà presque trente ans. René Beaudouin, son patron, l’inventeur de "Monsieur 100 000 livres", monumentales boutiques saisonnières et itinérantes de livres à prix réduits, et créateur de "Mona Lisait", "L’équipement de la pensée" et autres librairies parisiennes, lui avait dit un jour : « Tu seras bouquiniste ». « Je n’y croyais pas, mais finalement, c’est le temps qui lui a donné raison, sourit Lionel Leroux. Je suis arrivé dans le métier par inadvertance, mais je n’y suis pas resté par hasard ». L’aventure orléanaise a duré trois ans. Après cette expérience, Lionel Leroux prend le temps de réfléchir avant de se lancer à son propre compte au printemps 2000. Durant quatre ans, il enchaîne les marchés aux livres et les brocantes avec des déballages itinérants. « Sur ce type d’événement, on apprend de ses confrères et surtout des clients qui sont experts en leur domaine ».
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Une boutique de 50 m2 Dès le printemps 2004, il ouvre sa boutique : d'abord 25 m2 de bouquins en tout genre puis, en 2013, il l'a double avec 25 m2 supplémentaires consacré aux livres de poche.
Fils d'agriculteurs, il a exercé le métier au sein de l’exploitation familiale pendant cinq ans, puis de petits boulots, de saisons en missions humanitaires, Lionel Leroux s’est toujours cherché, il a désormais trouvé un équilibre.
« J’ai toujours eu un intérêt pour la lecture et l’univers du livre, mais je n’ai pas toujours eu de temps à y consacrer. Je ne savais pas si j’étais un voyageur ou un sédentaire. Finalement, j’ai trouvé un bon compromis avec ce métier, je voyage à travers les livres. Je suis un voyageur immobile. »
Par Lucas Burault - 3 avril 2025 - https://www.horizons-journal.fr/lionel-leroux-voyageur-immobile
"Du livre de poche récent au livre ancien, en passant par le livre pour enfants, la littérature, la bande dessinée, l'histoire jusqu'au récit de voyage, le régionalisme, la collection "la Pléïade", la cuisine, les essais, les arts etc.
La boutique propose un accès à la lecture pour tous les budgets : des ouvrages de seconde main à tous petits prix jusqu'aux livres de collection. Un choix de vinyles est également proposé.
Lionel Leroux, 2, rue Saint-Lubin, 41000 Blois tél. 06.61.40.00.65
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Les auteurs du Livre de Poche Collector
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Anton Tchekhov au Livre de Poche Collector
Anton Tchekhov (17 janvier 1860, 15 juillet 1904), plus de 600 œuvres en un peu plus de vingt ans, a connu la misère et n'a pas eu peur de se confronter à la barbarie humaine. C'est peut-être de là que ce médecin tire son humanité, qualité essentielle de son œuvre tant elle rend ses personnages attachants.
Descendant d’esclaves, Anton Tchekhov est devenu un des auteurs de théâtre les plus joués, encore aujourd'hui.
Petit-fils de serf, pour aider sa famille, il entame des études de médecine à Moscou et écrit de petits textes humoristiques pour gagner un peu d’argent. De cette enfance difficile et sans le sou, il en fait une force. Il prend goût à l’écriture, s’essaye au théâtre avec Platonov et malgré son installation en tant que médecin, il continue l’écriture. Encouragé par ses premiers succès, il publie en quelques années des centaines de récits.
À 30 ans, il a besoin d’apprendre, de se renouveler. Bien que malade de la tuberculose, il entreprend seul un voyage à l'autre bout de la Russie, sur l’île prison de Sakhaline, où il se documente sur la vie des bagnards.
Sévices corporels, famine, corruption, prostitution infantile… La description qu’il fait de ce bagne entraîne une commission d'enquête du ministère. Comme l’a écrit Elsa Triolet : «Tchekhov, qui était une sorte de devin, a tout prévu. Il a écrit tout ce que les historiens et les philosophes décrivent aujourd’hui après l’avoir étudié, lui, il le voyait seulement parce qu’il était un grand écrivain et parce qu’il haïssait le mensonge. »
Ce voyage met fin à son écriture pour le registre comique. Il s'intéresse à l’humain et veut dépeindre la réalité qui l’entoure. S’il continue ses nouvelles, il écrit de plus en plus pour le théâtre.
Il a 35 ans quand il écrit La Mouette, un échec à sa sortie, mais il persiste et signe deux ans plus tard Oncle Vania, puis Les Trois sœurs. De plus en plus malade, il écrit sa dernière pièce La Cerisaie en 1904, entre comédie et drame, le spectacle est un succès dès la première représentation.
Enfin salué, comme il se devait, juste avant de mourir.
Le théâtre des Tchekhov bien que découvert par les Pitoëff dans les années 20, fut mis à l’honneur, et devint classique, dans les pièces du répertoire qu’à partir des années 50.
Tchékhov au Livre de Poche Collector : Ivanov suivi de Neuf pièces 1682, La cerisaie / La mouette 1090, Oncle Vania / Les trois sœurs 1448
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Suite à la remarque d’un lecteur assidu nous demandant d’annoncer les salons et autres manifestations autour du livre avec un peu plus d’anticipation afin de pouvoir s’y inscrire ou même, plus simplement, organiser son emploi du temps afin de s’y rendre, nous faisons un terrible constat : ce n’est pas facile !
En effet, de nombreux organisateurs (et merci à eux, car il n’est pas aisé d’organiser ce type d’événement !) n’annoncent leur salon qu’au dernier moment afin d’être sûrs de regrouper le nombre d’exposants nécessaire. La réalisation des visuels est très souvent sous-traitée et prend un temps aléatoire et surtout malgré les réseaux sociaux, les annonces sont souvent partielles et l’on oublie, par exemple, les informations de contact ! Mais surtout, une fois la date définie, la communication ne reprendra que la dernière semaine ou quinzaine précédant la manifestation. Enfin, les salons ont une vocation locale et l’on part du principe que tout le monde est au courant ! Le salon a lieu chaque année à peu près à la même date !
Aussi, nous lançons le projet, auquel, nous l’espérons, vous souscrirez bien volontiers, de réaliser un annuaire des salons et des manifestations autour du livre (salons, marchés, mensuelles, etc.) pour le livre ancien, la bouquinerie, le livre moderne. Retrouvez notre page dédiée et apportez votre aide.
Cliquez sur l'Annuaire des salons et manifestations autour du livre
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Bourbon-Lancy (71) Salon du livre ancien 06 - 07 juin 2026
Pour cette 11e édition du Salon du Livre Ancien, de nombreuses librairies et/ou bouquinistes professionnels seront présents et offriront un large choix d'ouvrages pour petits et grands (livres rares, contemporains, BD, pop-up).
Un joli moment de partage avec des professionnels de la libraire ancienne à ne pas manquer pour tous les amateurs de
littérature.
Contact : contact@lacme03.fr
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Paris-Saint Germain des Prés (75) Salon du Livre 06 - 07 juin 2026
Cette troisième édition gratuite se déroulera sur la place Saint-Germain-des-Prés, au cœur même du poumon artistique du quartier le plus littéraire de Paris.
Le Salon accueillera 70 auteurs et sera composé de plumes de renom et de nouveaux talents, garants d’une hérédité littéraire hautement symbolique, auteurs et lecteurs emboîteront le pas ici même où Vian, Beauvoir, Sartre, Camus et tant d’autres ont refait le monde et laissé leur empreinte.
Contact : Contact Salon
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Mennecy (91) Parc de Villeroy 16ème Salon du Livre et de la BD d’Ile-de-France 13 - 14 juin 2026
Au fil de ses éditions, le salon a gagné ses lettres de noblesse et s’est installé durablement dans le paysage littéraire régional.
Près de 120 auteurs de tous genres littéraires seront présents, du roman au polar, de la BD à la littérature « Jeunesse », des essais à la science-fiction ou à la poésie, il y aura de quoi satisfaire tous les goûts et tous les âges.
Contact : salondulivreidf@gmail.com
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Paris-Brassens (75) Salon du Livre de Cuisine ancien et moderne 13 - 14 juin 2026
Pour sa 4ème édition, la Petite Halle deviendra le Temple de la Gastronomie le temps d'un week-end.
Plus de 2 000 ouvrages autour de la cuisine et de la littérature, des tables rondes et signatures, des échanges privilégiés avec les auteurs et éditeurs.
Essais, ouvrages pratiques, livres de chefs, livres régionaux, étrangers, anciens, livres jeunesse. Cuisine et littérature, une expérience au-delà des frontières et des styles.
Contact : salon-du-livre-cuisine.fr
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Paray le Monial (71) Livres au cloître 13 - 14 juin 2026
Livres au cloître. Livres anciens et métiers d’art du livre. De 10h à 18h. Jardin monastique du cloître, Av. Jean-Paul II, 71600 Paray-le-Monial. Entrée libre.
Organisé par l’association Livres et lire à Paray-le-Monial.
Contact : 06 45 31 46 99 - 06 89 13 40 41
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Vannes (56) Livr'à Vannes - Levr'e Gwened 12 - 14 juin 2026
Vannes, attachée à la promotion de la lecture par le rayonnement du livre et des écrivains, accueille quelque 200 autrices et auteurs, à la frontière de tous les genres littéraires (généraliste, jeunesse, culinaire, polar, BD et manga), en langues française et bretonne, particularité du Salon vannetais.
Quand on dit que les gens ne lisent plus, regardez leur site !  : Livr'à Vannes
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Les revues littéraires
Lorsque l’on fouille dans les caisses des bouquinistes ou que l’on s’attarde sur des piles d’ouvrages abandonnés au vent mauvais dans un recoin de brocante ou encore quand on laisse
traîner son regard sur une étagère inconnue, il est bien rare que l’on ne tombe pas sur une revue littéraire à l’aspect austère, à la couverture typographique sans fioriture, au titre
souvent composé d’un mot unique mais qui se veut résumer tout un projet idéaliste, la raison d’une école de pensée ou le slogan d’un mouvement aussi ambitieux qu’illusoire. Petits
fascicules mais atteignant souvent la centaine de pages, à l’écriture serrée, avec souvent des notes en bas de pages qui peuvent se révéler être des chapitres entiers, ces petits
ouvrages qui ont déjà souvent près d’un demi-siècle ou plus nous interpellent lorsque l’on découvre la qualité des articles qu’ils contiennent sur un sujet si sérieux qu’il semble
impossible d’en écrire autant sur lui ou sur un auteur aujourd’hui méconnu ou que l’on connait tous sans rien savoir vraiment de lui. Mais notre étonnement ne s’arrête pas là car la
liste des collaborateurs ayant participé à l’écriture dudit numéro de la revue correspond au « Who’s who » de la littérature d’une époque, rien que les meilleurs. Et lorsqu’enfin,
on jette un coup d’œil sur la date de l’ouvrage, on lit également que c’est le 247ème numéro d’une aventure commencée 50 ans auparavant. Quelle persévérance ! quelle volonté !
quel sentiment du devoir !
Alors oui, il faut lire les revues littéraires, celles au sens strict du terme, non pas les journaux littéraires qui sont, en fait, des articles publicitaires déguisés pour le plus
grand bien des vendeurs de papier, car un écrivain, indépendamment de ses ouvrages, est quelqu’un qui connait la littérature et les auteurs et sait en parler surtout lorsqu’il
arrête de vouloir parler de soi.
A titre d’exemple, voici un extrait de la revue : Les Cahiers du Sud, 47ème année, numéro 357 de septembre - octobre 1960 où Julien Gracq nous parle de Chateaubriand.
Nous ne reproduisons ici que le premier paragraphe de cet article de dix pages.
« Il y a, dans le parallèle souvent moqué de Chateaubriand et de Napoléon, parallèle que l’on voit courir parfois comme un filigrane à travers les Mémoires, un élément de
ressemblance au moins où rien n’est forcé : l’isolement – éclatant, immédiat – dans la supériorité. Dès que Chateaubriand paraît, sur son terrain il est seul. Sitôt le Génie
du Christianisme, qui fait le désert autour de lui d’un coup, il a de la gloire la part volumineuse, monumentale, administrée, qui tient à l’appui d’un parti omniprésent et
considérable : après 1800, l’Europe, c’est la France, et le catholicisme français du Dieu sensible au cœur, dans la mesure où il reverdit sur une terre brûlée, c’est presque
Chateaubriand ; s’il voyage, pas un curé de campagne, on l’entrevoit à lire les Mémoires, qui n’accoure à l’entrée de son village lui présenter aussitôt le pain et le sel.
Et plus encore il en a la part noble, la part secrète ; toute la somme – parcimonieuse – de poésie impartie à sa génération, pendant vingt-cinq ans c’est lui qui la dispense. Seul,
et intégralement. Tout, dans cette carrière, est acquis du premier coup, et pour toujours : nul besoin de tenir le public toujours en haleine, nulle contrainte de
fournisseur ; après les Martyrs il tire le rideau, et passe à d’autres exercices. Ce beau soleil est peut-être noir, mais il n’a pas connu d’ombre portée. Quand il
sentira plus tard – très tard, et puis il était ministre – monter auprès de la sienne la jeune gloire de Lamartine, de Hugo, on devine que ses vanités s’étaient cuirassées déjà de
cette carapace qu’on voit aux pierres longuement rôties sous le soleil du Sahara, et qu’on appelle la patine désertique ; il n’en a pas senti l’aiguillon. Sa couvée… Cas
singulier, de plus de conséquence qu’on ne croit, d’un cavalier seul presque sans exemple dans la littérature moderne : voici un écrivain, un poète sans confrères (Mme de
Staël – ce testament d’une puissance tombée en quenouille, celle des salons philosophiques – songeons que sous Napoléon c’était à peine la France ; plutôt l’antenne vers la France
de l’intelligentsia libérale d’Europe Centrale : Coppet est une espèce de Berlin-Ouest). Les supériorités avec lesquelles il se confronte sont par nécessité toutes d’un autre
ordre, et dans cet ordre moins discutées encore que la sienne propre : la Beauté, le Pouvoir – Madame Récamier, Napoléon. Les Mémoires remâchent ses longues rancunes contre
les Bourbons, contre Talleyrand, contre Villèle, contre Polignac ; de rivalités littéraires, point. On ne trouve dans les Mémoires qu’un court accès d’humeur
confraternelle : Byron. Noble, abondant en femmes, poète pourvu d’une gloire non moins volumineuse que la sienne, celui-là tout de même chassait sur son terrain ; aussi de
l’attaquer sur la morale, sujet sur lequel René à l’occasion ne plaisante pas. Il y a chez Châteaubriand, cet écrivain revenu camper tout seul dans l’énorme France impériale comme
dans un palais déménagé – lui si bien fait pourtant pour les escopettes du maquis littéraire, pour les gentillesses de confrère - un bâillement illustre dont on imagine qu’il tient
parfois la place de quelque chose comme le Bloc-Notes de M. François Mauriac. Il n’a pas connu la république des Lettres : il en a vécu l’Empire, désert et ennuyeux. Essayons de
nous représenter cette aventure singulière, cette situation presque impensable en France : un écrivain qui sent le vide autour de lui."
Fondée en 1914 par le célèbre auteur provençal Marcel Pagnol, Fortunio était une revue littéraire, artistique et dramatique basée à Marseille. Le journal contribua à valoriser et
à faire débattre nombre d'artistes malgré des difficultés financières. Devenue Cahiers du Sud en 1925 en passant sous la direction de Jean Ballard, la publication prit plus
d’ampleur et devint l’un des rares titres littéraires provinciaux à être lu au niveau national et fit contribuer entre autres Antonin Artaud, Paul Eluard, Michel Leiris, Simone Weil
ou Marguerite Yourcenar. La parution de la revue prend fin en 1966.
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Editions de l'Herne
L’Herne, l’autre Pléiade
On pourrait croire que tout les oppose : l’une se veut le catalogue raisonné de la littérature française et étrangère, l’autre son contre-pied. Aux reliures plein cuir qui enchantent les collectionneurs, soi-disant amateurs, et flattent les étagères bien remplies de leur salon, les éditions brochées au grand format des Cahiers de l’Herne alignent, par contre, leurs dos blancs sans fioritures et donnent immédiatement la sensation d’un cabinet de travail. Car effectivement, on peut lire un ouvrage de la Pléiade, un Cahier de l’Herne, on l’étudie. Il est consacré à l’auteur et à son œuvre, c’est une édition critique où les différents intervenants abordent un thème particulier de l’écrivain. Un peu à la manière des Albums de la Pléiade qui sont apparus plus tard.
Mais la grande différence entre les deux maisons d’édition réside dans le choix des auteurs, aux très grands classiques de la Pléiade et où apparaître au sein de la collection est un peu l’équivalent d’un « Hall of Fame » de la littérature, l’Herne a choisi délibérément depuis ses débuts de publier les sulfureux, les incompris, les controversés et d’aller vers le cœur de l’œuvre en ne tenant pas compte des idées reçues.
L’ironie de cette démarche est que tous les auteurs retenus par l’Herne avant tous les autres sont devenus depuis des classiques de la littérature et ont pu ainsi rentrés à leur tour dans les rayonnages de la Pléiade.
Mais à quoi bon continuer à les opposer ? Puisqu’elles font, en fait, le même travail : nous permettre de comprendre les œuvres et les auteurs même si leurs écrits nous semblent abscons ou trop novateurs. Les écrivains qui écrivent juste ce que l’on souhaite lire finissent dans les rayons des supermarchés car ils ne nous apprennent plus rien.
Éditions de L’Herne - 43 rue Madame – 75006 PARIS - 01 42 22 46 01
lherne@lherne.com
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Après le tremblement de terre chez Gibert, les répliques au Furet du Nord et chez Decitre
Quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage !
Maintenant c’est la faute des lecteurs : ils ne lisent plus, ont un pouvoir d’achat en baisse, préfèrent les liseuses, pire, ils achètent des livres d’occasion. Et puis, les sempiternelles jérémiades : les jeunes ne lisent plus, c’est la faute d’Internet et des plateformes !
N’en jetez plus ! Fermez vos boutiques ! On ne veut pas vous rendre si malheureux !
Mais, quand on reprend tous ces griefs, on arrive à la consternante conclusion, qu’ils sont tous plus ou moins faux ou qu’ils n’ont pas, en tout cas, l’importance que les libraires leur donnent. Par contre, on retrouve chacun d’entre eux sur Internet.
Peut-être, il serait bon de nettoyer un peu devant sa porte ! Et réfléchir de plus près à la politique du livre en France. Le trop grand nombre de nouvelles parutions annuelles, la segmentation forcenée de la production afin de toucher le plus grand nombre mais qui cloisonne ses recherches et donc la découverte d’autres thèmes, la mainmise des diffuseurs et de leur office, les fausses mesures de soutien à la profession par le Ministère de la Culture et ses hallucinantes « Nuits de la Lecture » par exemple mais aussi la dilution des aides au travers du millefeuille administratif, l’application une bonne fois pour toutes des frais d’expédition ou mieux encore le rétablissement du tarif «Livres et Brochures» par La Poste. Peut-être même repenser la loi « Lang ».
Aujourd’hui, un livre imprimé a plus de chances de finir au pilon que d’être lu !
Enfin, et c'est par là qu'il faut commencer, se poser la question préalable à toutes les autres : si les gens lisent moins (ce qui n'est pas vrai) et préfèrent acheter des livres d'occasion (donc plus anciens), c'est, peut-être, parce qu'ils ne trouvent pas, tout simplement, de bons livres, ou en tout cas pas assez !
On peut, à peu près, vendre n’importe quoi à quelqu’un qui n’en a pas besoin, mais on ne peux pas le forcer à lire.
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Sur Interenchères ce mois-ci :
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| 01/06/2026 : 13h45 | INSTRUMENTS DU QUATUOR | VICHY ENCHERES | 03200 Vichy | |
| 02/06/2026 : 14h00 | Livres et vins | COUTON JAMAULT HIRN | 44000 NANTES | |
| 03/06/2026 : 10h30 | Livres en caisses | Maîtres BAILLEUL & NENTAS | 14400 Bayeux | |
| 03/06/2026 : 14h00 | LIVRES, MANUSCRITS & ESTAMPES | TAJAN | 75008 Paris | |
| 04/06/2026 : 10h00 | LIVRES ANCIENS ET DE BONNES BD | Hôtel des Ventes des Graves | 33640 Portets | |
| 04/06/2026 : 14h00 | Livres & Manuscrits | Gros & Delettrez | 75006 Paris | |
| 04/06/2026 : 14h00 | Livres anciens & modernes | Rossini | 75009 Paris | |
| 05/06/2026 : 10h30 | LIVRES- AUTOGRAPHES - VIEUX PAPIERS | Maître Olivier CLAIR | 18000 Bourges | |
| 06/06/2026 : 10h00 | Contenu d'une maison bourbonnaise | LANGRES ENCHERES | 52400 Bourbonne-les-Bains | |
| 06/06/2026 : 14h00 | PASSION COLLECTION | JAKOBOWICZ & ASSOCIES | 77000 VAUX-LE-PENIL | |
| 09/06/2026 : 14h00 | LIVRES ANCIENS ET MODERNES - DOCUMENTATION | Maître Gael BIARD | 79000 Niort | |
| 11/06/2026 : 10h00 | vente de livres et manuscrits | BELLIER & FIERFORT | 27000 Evreux | |
| 11/06/2026 : 14h00 | LIVRES ANCIENS ET MODERNES | Nantes Enchères Talma | 44000 NANTES | |
| 11/06/2026 : 14h30 | Livres Anciens et Modernes | CONAN BELLEVILLE | 69002 LYON | |
| 13/06/2026 : 14h15 | LIVRES - AFFICHES DE CINEMA | HARDIVILLIER-CACHEUX | 60000 Beauvais | |
| 15/06/2026 : 14h00 | Livres anciens et de collection | KÂ-MONDO KAPANDJI | 75006 Paris | |
| 15/06/2026 : 14h00 | VENTE DE LIVRES CATALOGUES | Maîtres REVOL & ALLIX | 76600 Le Havre | |
| 15/06/2026 : 14h00 | LIVRES ANCIENS & MANUSCRITS | Caen Enchères | 14760 Bretteville-sur-Odon | |
| 18/06/2026 : 14h00 | LIVRES ANCIENS et MODERNES - MANUSCRITS | DE BAECQUE et Associés | 69006 Lyon | |
| 19/06/2026 : 09h30 | LIVRES ANCIENS ET MODERNES | GALERIE DE CHARTRES | 28000 Chartres | |
| 20/06/2026 : 11h00 | Livres anciens et modernes | SELARL CJ- FONTANA | 91150 Morigny Champigny | |
| 20/06/2026 : 14h00 | Livres Dessins | Jean Emmanuel PRUNIER | 27400 Louviers | |
| 25/06/2026 : 13h00 | FRANC-MACONNERIE | VALOIR ORLEANS | 45000 Orléans | |
| 27/06/2026 : 11h00 | LA VIE AU ZAÏRE (ans 50-80, photos, docs, objets, livres) | VALOIR POUSSE-CORNET | 41000 Blois | |
| 30/06/2026 : 14h00 | Livres anciens et modernes | NABECOR ENCHERES | 54000 NANCY | |
| 30/06/2026 : 14h00 | Vente de livres dont chasse et équitation | Richard Maison de ventes | 03000 Moulins | |
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Tobias Smolett : Les Aventures de Roderick Random, publié en 1748.
On pourrait écrire un livre pour parler de ce roman, tant il y de matière et tant il y a de choses à en dire, néanmoins, son titre en est le meilleur résumé : il s’agit des aventures de Roderick Random.
Elles sont nombreuses, très nombreuses et abordent tous les thèmes de la vie et de l’âme humaine : la misère, la gloire, la violence, l’injustice, le voyage, la solitude, l’amour, etc. Auquel, il faut ajouter une très grande quantité de personnages secondaires archétypiques qui font de ce livre une immense fable des caractères humains et des bons et mauvais côtés de l’humanité toute entière. Une sorte de Comédie Humaine en un seul livre avec un humour anglais (même si Smolett était Ecossais) si particulier oscillant entre la vision comique des situations et la contemplation flegmatique de l’absurdité humaine.
Il s’agit du premier roman de Smolett qui avait commencé sa carrière en traduisant le Gil Blas de Lesage et le Don Quichotte de Cervantès. Il reconnut que ces œuvres l’avaient inspiré mais il existe certainement bien peu d’auteurs qui lui ont succédé qui ne se soient pas, à leur tour, inspiré de son roman.
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